Psychologie positive et neuroplasticité

 

Psychologie positive et neuroplasticité

Selon Christophe André, la psychologie positive est «non seulement une réflexion scientifique sur le fonctionnement humain optimal, mais c’est aussi une façon de penser l’amélioration du bien-être en se concentrant sur l’étude de ce qui construit notre santé, et non plus seulement sur ce qui l’entrave ». A l’image de l’accompagnement naturopathique, il s’agit de « contribuer à rester en bonne santé en adoptant certains comportements (…) pour augmenter ses chances de se sentir bien mentalement en pratiquant la méditation, en développant une communication affirmée et non violente avec les autres, en cultivant ses émotions positives, en savourant les bons moments, etc. »(1)

Apprendre à être optimiste

Le philosophe Alain pourrait avoir raison quand il écrit : «Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté́ ». Nous n’avons pas besoin d’apprendre à souffrir, mais beaucoup d’individus ont besoin d’apprendre à se réjouir et à savourer ce qui est. « L’ambition de la psychologie positive, et derrière elle, le souhait de prévenir plutôt que d’inlassablement avoir à guérir »(1) est portée par les valeurs fortes de la naturopathie et de la santé durable. « C’est un effort, un effort qui va durer toute notre vie, qui est nécessaire et joyeux, quand on pense à ce qu’il nous apporte et ce qu’il nous permet d’accomplir ».(1)

Cultiver la gratitude

Si chaque jour de notre vie, nous pouvons nous rappeler que tous nos bonheurs viennent de ce qui nous entoure, alors nous pourrons cultiver la gratitude et l’ouverture. Peut-être serait-ce le moyen d’instituer des rituels de remerciements simples, diffusant une énergie douce :

* Faire quelque chose pour un autre humain : un sourire, un réconfort, un don, une aide,
* Faire quelque chose pour la terre : l’admirer, la remercier, la protéger
* Et faire quelque chose pour soi : nous accorder un moment de plaisir, de tranquillité, de pleine conscience.

Neuroplasticité

La psychologie positive se nourrit des recherches en neurosciences et travaille sur la neuroplasticité du cerveau. « Nous savons aujourd’hui que tout acte répétitif fait naître une reconnexion au niveau du cerveau. Ce principe est similaire à la règle de Donald Hebb : les cellules du cerveau qui s’excitent ensemble se connectent ensemble. C’est un principe scientifique reconnu. Donc une attention ciblée peut amener des circuits cérébraux à s’exciter ensemble, puis à se connecter ensemble; il s’agit du mécanisme constitutif fondamental grâce auquel on restructure son cerveau. »

Dr. Jeffrey Schwartz donne un exemple de la gestion des angoisses « chez les individus qui souffrent d’un TOC cette boite de vitesse est grippée, ça bloque, et la personne cherche à corriger l’erreur encore et encore. A chaque fois qu’elle y parvient, son inquiétude est apaisée pour un temps. Mais les neurones qui sont activés se connectent entre eux, et la personne doit de façon obsessionnelle continuer à corriger l’erreur pour calmer son angoisse. Ça marche momentanément, mais à long terme, l’obsession s’aggrave.» (2) Ne pas croire tout ce que l’on pense, résume exactement le mécanisme des TOC, le cerveau nous fait croire des choses qui sont en réalité des connexions cérébrales qui nous jouent des tours.

Résilience

Il semblerait donc que nous puissions transformer la structure profonde de notre nature biologique par une prise de conscience, des efforts et de la concentration. Sous l’influence du temps, d’émotions, d’images, de pensées et d’actions diverses, nos neurones pourraient se développer et multiplier leurs synapses. La neuroplasticité permettrait à ce titre de moins souffrir, en travaillant à construire et à renforcer d’autres réseaux neuronaux. La découverte de la neurogénèse permet de repenser la notion de gestion des émotions et de modifier l’approche des pathologies psychiatriques. Il semble à présent clair, dans le milieu de la recherche en psychiatrie, que l’être humain peut évoluer et dépasser ses traumatismes, mobiliser des ressources pour ne pas subir à vie des pathologies.

Naturopathie et accompagnement global

Même au prix d’efforts puissants, cette notion ouvre un vaste champ de possibles accessibles en terme de gestion de la douleur, des pathologies psychiatriques et des troubles anxieux. La naturopathie peut être une réponse d’accompagnement pour aider l’individu à trouver ses outils de gestion de l’anxiété et ainsi savoir réagir en autonomie au quotidien. Pour plus d’informations sur la gestion du stress et de l’anxiété, ici plus d’informations >

Au plaisir de vous accompagner sur le chemin de votre vitalité,

 

Sources :

1.La psychologie positive, un outil de prévention des rechutes, Article paru en 2010, Culture Psy, Christophe André
2. Quantum physics in neuroscience and psychology: a neurophysical model of mind-brain interaction. Jeffrey M. Schwartz
3. Henry P. Stapp, Mario Beauregard, 2005
4. Plasticity in brain processing and modulation of pain, Jeffrey M. Schwartz, Donald D. Price
5. Article d’Anne-Sophie Novel, entretien avec Christophe André Culture Le Monde juin 2016 : « La pleine conscience permet de distinguer l’urgent de l’important »

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